théâtre

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J'ECOUTAIS LE BRUIT DE NOS PAS

"J'écoutais le bruit de nos pas" par En cie Desfemmes

Diptyque Eduardo Pavlovsky et Carlos Liscano

Deux textes, deux solitudes, de l'imagination pour continuer à vivre

La mort de Marguerite Duras d'Eduardo Pavlovsky

Le rapporteur de Carlos Liscano

Traductions de Françoise Thanas

Mise en scène : Mathieu Desfemmes

Interprétation : Marc Soriano et Mathieu Desfemmes

Lumières : Marie-Hélène Pinon

Pavlovsky / Liscano - Françoise Thanas, traductrice :

"2 auteurs, un spectacle"

"Créer un spectacle en réunissant deux monologues de deux auteurs majeurs du Rio de La Plata, l'Argentin Eduardo Pavlovsky et l'Uruguayen Carlos Liscano, est le choix, original, peu commun, de Mathieu Desfemmes et Marc Soriano. Et ce choix s'avère pertinent. Des différences, certes, il y en a, mais aussi de nombreux points communs, une sorte de fil qui les relie l'un à l'autre.

A commencer par leur structure, identique. Il ne s'agit pas de textes linéaires qui raconteraient une histoire, mais de souvenirs, de tranches de vie assemblées comme une sorte de patchwork.

Dans La mort de Marguerite Duras, un homme parle. En empruntant des chemins inattendus, il nous conduit vers certains moments de sa vie et les revit devant nous : relations avec sa femme, souvenirs de son enfance, évocation onirique du rire d'une ville toute entière, réflexions sur le suicide, la torture. Il nous invite à le suivre dans ses débordements. Et ce, dans une langue vivante, avec peu ou pas de ponctuation, en de longues phrases qui englobent un dialogue et se déroulent à l'infini, tenant le spectateur en haleine.

Dans Le rapporteur, un homme parle. On comprend vite qu'il est détenu. Lui aussi raconte des souvenirs (sa femme, son travail, son arrestation) et son quotidien (des histoires qu'il invente pour maintenir un lien avec ses gardiens ou son voisin de cellule, son rêve de départ sur l'océan. Un rêve sous forme d'envolées poétiques. Pour survivre à l'enfermement. Pour tenter d'exister.

La langue de Liscano est précise, épurée, avec une grande économie de mots. Elle est forte, empreinte de dignité lorsqu'elle révèle les pires souffrances.

Dans les deux monologues, on retrouve les traces et cicatrices laissées par la dictature dans chacun des pays.

Dans les deux monologues, l'acteur campe plusieurs personnages et passe avec virtuosité, et souvent avec humour, d'un personnage à l'autre, créant ainsi ce qu'on pourrait appeler un "monologue dialogué".

La mort de Marguerite Duraset Le Rapporteur, un rapprochement très judicieux.    

Une heureuse mise en regard."

 

Sur la saison 2013/2014, en 2 parties, au Centre culturel les 26 couleurs - SAINT-FARGEAU-PONTHIERRY

Ven. 8 NOV. 2013 à 20h30 - "Le Rapporteur " de Carlos Liscano, interprétation de Marc Soriano

Ven. 23 MAI 2014 à 20h30 - "La mort de Marguerite Duras" d'Eduardo Pavlovsky, interprétation de Mathieu Desfemmes


 

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crédit photo : Maryline Jacques

EN CIE DESFEMMES

EN CIE DESFEMMES, compagnie théâtrale de Mathieu Desfemmes.

Mathieu Desfemmes est comédien, auteur, metteur en scène.

«Je suis comédien avant tout autre chose, mon désir premier est d’incarner, d’animer, de donner la vie à des personnages évidemment, mais plus encore à des situations. Des situations dans le jeu même d’une représentation, d’une pièce, mais également créer l’insolite, par un acte qui se produit là où il ne devrait pas et du même coup donne au spectateur la bizarre impression de participer au dit acte. Au cours de ma vie de comédien, j’ai pu expérimenter ce phénomène, tout d’abord avec Anne-Laure Liégeois dans « Le fils » de Christian Rullier où le public déambulait dans une usine désaffectée; perdu comme les personnages, il pouvait se planter devant un spectateur lui aussi égaré en étant persuadé de voir du théâtre. Dans ce retour en arrière nécessaire à la construction de l’avenir je me rends compte d’une chose, que ce soit aux ateliers amateurs du Campagnol de mes débuts, jusqu’aux campements théâtraux « d’Etranges étrangers » dans les cités de l’Essonne pour l’Amin Cie Théâtrale, ou avec mon projet en caravane des Epopées Intimes, je n’ai tendu que vers un seul objectif : la rencontre avec le public. Le Cabaret des Oiseaux est un lieu d’expérimentation pour le créateur et son équipe, et pour le public également, il est le point de rencontre entre ces deux entités et le point de départ des aventures théâtrales vers l’insolite, l’imaginaire, le rêve.»

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